Ménisque latéral

Les lésions du ménisque latéral

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Rupture transversale (1)

La rupture transversale traumatique est plus fréquente au niveau du ménisque latéral qu'au niveau du ménisque médial. Elle atteint le bord libre, se rapprochant plus ou moins de la zone d'insertion ménisco-synoviale. Elle siège habituellement au niveau du segment méniscal moyen. Le plus souvent, il s'agit d'une lésion isolée. Elle peut parfois être la conséquence d'un kyste méniscal la palpation au crochet de cette rupture, à la recherche d'un tunnel, d'un clivage intra-méniscal, doit être systématique.

 

Rupture longitudinale

C'est une lésion fréquente
- elle peut être longitudinale postérieure (2), intra-méniscale, située à une distance variable de la zone d'insertion ménisco-synoviale et s'associe fréquemment à une rupture du ligament croisé antérieur. Le plus souvent verticale, elle est parfois incomplète, atteignant la face supérieure ou inférieure du ménisque.
- la rupture longitudinale antérieure (3)est également fréquente. Son siège, très antérieur, parfois proche de la jonction ménisco-synoviale antérieure, peut en rendre le diagnostic arthroscopique difficile, soulignant l'importance de sa recherche par la palpation au crochet.

Anse de seau

C'est une lésion moins fréquente au niveau du ménisque latéral qu'au niveau du ménisque médial. Le fragment luxé dans l'échancrure peut parfois être volumineux, en particulier lorsque cette anse de seau s'est développée au niveau d'un ménisque discoïde. Là encore, il faut éviter le piège diagnostique grossier : méconnaître une anse de seau en confondant le mur méniscal restant avec un ménisque normal. Cela peut être évité par l'exploration systématique de l'échancrure au cours de tout bilan arthroscopique méniscal.

Languette

Une languette, pédiculée au ménisque latéral, peut se développer. Elle est très souvent pédiculée au niveau du segment antérieur de ce ménisque. Lorsqu'elle est postérieur, elle peut être repliée sous le segment postérieur du ménisque. Pour ne pas la méconnaître, il faut alors avoir l'attention attirée par un aspect anormalement épais du bord méniscal libre et bien palper la face inférieure du ménisque.

Désinsertion ménisco-synoviale

La désinsertion ménisco-synoviale, postérieure, réalise une prolongation du hiatus poplité vers l'arrière, jusqu'à la corne postérieure (fig. 73). Le diagnostic arthrographique est, en règle, difficile en raison de la superposition des images du hiatus poplité (fig. 74). Lors de l'arthroscopie, la palpation au crochet reste l'élément essentiel du diagnostic, à la recherche de la lésion et d'unesub-luxation méniscale lors de la traction. Il ne faut pas hésiter, si nécessaire, à pratiquer une ponction postéro-latéral pour visualiser directement cette désinsertion. C'est probablement par ces désinsertions, lorsqu'elles sont partielles, que peuvent s'expliquer certains ménisques dit " hypermobiles ".

Kyste du ménisque latéral

Le kyste du ménisque latéral est une affection bien particulière qui associe une lésion méniscale et un kyste, qu'il soit palpable ou non. La lésion atteint, en règle, le segment moyen du ménisque latéral. Si son aspect initial peut être un simple tunnel intra-méniscal, elle réalise le plus souvent un clivage horizontal, très particulier par le fait qu'il atteint la jonction ménisco-synoviale, en avant du hiatus poplité et se poursuit par une poche kystique.
Le diagnostic repose sur :
- la clinique avec symptomatologie méniscale latéral, associée à la palpation de la tuméfaction kystique de volume variable, au niveau de l'interligne latéral,
- l'IRM montrant, dans les cas typiques, un clivage horizontal se prolongeant en périphérie par l'image du kyste,
- enfin, l'arthroscopie qui a retrouvé, dans tous nos cas, le clivage horizontal, parfois remplacé par un tunnel horizontal, atteignant la jonction ménisco-synoviale, situé au niveau du segment moyen, débordant parfois sur le segment postérieur ou antérieur. Sur ce ménisque ainsi fragilisé par le clivage, peuvent venir s'ajouter des lésions variées : rupture transversale, languette, lésions complexes...

Ménisque latéral discoïde

Très souvent, c'est une découverte d'un ménisque recouvrant la totalité du plateau tibial, n'entraînant aucune symptomatologie particulière, à l'occasion de l'exploration systématique lors d'une arthroscopie.

 

Le ménisque latéral discoïde peut devenir symptomatique et ce pour plusieurs raisons :

- en cas de rupture, qu'elle soit en anse de seau, transversale ou longitudinale. Signalons la difficulté possible du diagnostic de certaines ruptures longitudinales lorsqu'elles sont incomplètes, n'apparaissant pas à la face supérieure du ménisque, et situées assez près de la jonction ménisco-synoviale. Cette zone, lorsqu'il s'agit d'un ménisque discoïde, est en effet difficile à explorer au crochet. Dans de tels cas, l'arthrographie a été d'un grand secours.

- en cas de ménisque latéral discoïde " pseudo anse de seau": l'épaississement du bord libre du ménisque discoïde, qui est situé au niveau de l'échancrure, peut être responsable d'un aspect d'anse de seau dans l'échancrure avec une symptomatologie voisine.



Telles sont les différentes lésions méniscales schématiquement classées. Leur connaissance précise guidera l'arthroscopie diagnostique et opératoire.

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